Composition des alliages pour la fabrication additive laser : pourquoi l’emprunt « prêt à l’emploi » échoue

Alt Text Bright technical infographic showing a laser additive manufacturing system printing a complex metal part, with diagrams comparing slow-cooled conventional alloys and rapid laser cooling, common crack mechanisms, alloy design generations, and AI-driven material development.

Auteur: Felix Lee | PDG chez Forgecise

Publié : 28 juillet 2026

Sujet: Conception d’alliages dédiée à la fabrication additive laser (LAM)

Table of Contents

Points clés à retenir :

Les métaux standards (comme l’aluminium 7075 ou les superalliages IN738) sont conçus pour un refroidissement lent (de 10⁻² à 10⁰ K/s). L’impression 3D laser refroidit le métal extrêmement rapidement (de 10⁴ à 10⁷ K/s). L’utilisation de métaux classiques avec l’impression laser engendre des fissures, des points faibles et une résistance inégale. Pour remédier à ce problème, il est nécessaire de concevoir de nouveaux métaux spécifiquement adaptés aux procédés d’impression laser.

1. Le problème de l’utilisation de métaux anciens dans l’impression 3D

La fabrication additive laser (FAL), qui comprend la fusion laser sur lit de poudre (FLPBF) et le dépôt d’énergie dirigée (DED), permet de construire des pièces métalliques complexes couche par couche. Un laser fait fondre de la poudre métallique pour créer des formes sur mesure que les usines traditionnelles ne peuvent pas facilement réaliser.

Cependant, de nombreux ingénieurs commettent une erreur fondamentale : Ils essaient d’utiliser des métaux commerciaux standards à l’intérieur des imprimantes 3D.

Standard Metals (Slow Cooling)  ──>  Slow Solidification ($10^{-2} \text{ to } 10^0 \text{ K/s}$)  ──>  Even Structure
                                                               │
                                                    [ PROCESS MISMATCH ]
                                                               ▼
Laser 3D Printing (Fast Cooling) ──>  Extreme Fast Cooling ($10^4 \text{ to } 10^7 \text{ K/s}$)  ──>  Cracks & Weak Spots

La métallurgie traditionnelle est comme cuisson lente. Les métaux destinés au forgeage ou à la fonderie refroidissent lentement. Cette lenteur permet un mélange homogène des éléments. En revanche, le minuscule bain de fusion laser d’une imprimante 3D agit comme… friture rapide. Il crée des taux de refroidissement ultra-rapides ($10^4 \text{ à } 10^7 \text{ K/s}$) et des changements de température brusques ($10^4 \text{ à } 10^6 \text{ K/m}$).

L’utilisation de métaux standards dans une imprimante 3D entraîne souvent des déformations, des fissures ou des cassures sous l’effet des contraintes. Il est impératif d’abandonner les solutions de fortune et de développer des alliages sur mesure, spécialement conçus pour l’impression laser.

2. Pourquoi les métaux anciens cèdent sous l’effet de la chaleur laser

Trois principaux facteurs physiques expliquent la défaillance des métaux standards lors de l’impression laser :

                  ┌─────────────────────────────────────────┐
                  │    LAM Melt Pool Physics                │
                  │ Cool: 10⁴-10⁷ K/s | Grad: 10⁴-10⁶ K/m   │
                  └────────────────────┬────────────────────┘
                                       │
         ┌─────────────────────────────┼─────────────────────────────┐
         ▼                             ▼                             ▼
┌──────────────────┐          ┌──────────────────┐          ┌──────────────────┐
│ Solidification   │          │ Solute           │          │ Uncontrolled     │
│ Range Traps      │          │ Segregation      │          │ Phase Cycling    │
│ (Wide ΔT_s)      │          │ (Trapped Solute) │          │ (Heat Traps)     │
└────────┬─────────┘          └────────┬─────────┘          └────────┬─────────┘
         │                             │                             │
         ▼                             ▼                             ▼
Solidification Cracking       Laves Phase / Low-Melting      Strain-Age Cracking /
(Liquid Tearing)               Eutectic Micro-Cracks         Precipitate Stress

2.1 Problème n° 1 : Larges plages de températures de congélation

La plage de solidification des alliages ($\Delta T_s = T_{\text{liquidus}} – T_{\text{solidus}}$) nous indique combien de temps ils restent dans un état mixte liquide-solide lorsqu’ils refroidissent.

  • Exemple AlCuMg : Cet alliage d’aluminium se solidifie sur une large plage de températures (de 534 °C à 642 °C). En fonderie traditionnelle, le métal liquide remplit les interstices en refroidissant lentement. En impression LPBF, de longs grains colonnaires se développent rapidement le long du parcours de construction vertical. Lorsque le métal refroidit et se rétracte, les contraintes thermiques exercent une traction sur les fines poches de liquide entre les grains, provoquant leur rupture.
  • Pourquoi les aluminiums 7xxx et 6xxx échouent : Les alliages à haute résistance courants (comme 7075, 7050, 6063 et 6061) se fissurent lors de l’impression LPBF car leurs larges fenêtres de congélation laissent les films liquides exposés à la contrainte pendant trop longtemps.
  • Fissures des superalliages : Les superalliages de nickel à haute résistance (comme l’IN738LC) contiennent de fortes proportions d’aluminium et de titane (Al + Ti > 6 % en poids). Cet important intervalle de solidification crée des poches de liquide à bas point de fusion qui se rompent lors d’un refroidissement rapide.

2.2 Problème n° 2 : Ségrégation chimique

L’impression laser refroidit le métal si rapidement que les atomes se retrouvent piégés avant de pouvoir se répartir uniformément :

  1. Déformation du réseau : Les mélanges solides en excès accumulent des contraintes internes importantes, ce qui rend le métal cassant.
  2. Points faibles à faible point de fusion : Les éléments piégés s’accumulent aux joints de grains, formant des mélanges à bas point de fusion qui fondent à nouveau lorsque le laser repasse à proximité.
  3. Agrégation réfractaire des métaux nickelés : Les éléments lourds comme le Nb et le Mo se ségrègent dans les espaces entre les grains. Ils forment des phases de Laves fragiles et des carbures durs qui bloquent l’écoulement du métal liquide et amorcent de petites microfissures.

2.3 Problème n° 3 : Cycles thermiques non intentionnels

À chaque fois que le laser ajoute une nouvelle couche, il réchauffe les couches inférieures. Le métal subit ainsi des cycles répétés de chauffage et de refroidissement rapides.

  • Durcissement irrégulier : Dans les alliages durcis par de minuscules particules (comme les superalliages de nickel et les alliages Al-Zn-Mg-Cu), les passages de chaleur répétés entraînent un vieillissement excessif de certaines zones tandis que les zones voisines restent sous-vieillies.
  • Fissuration liée à l’âge de la contrainte : Des contraintes internes s’accumulent au fil de centaines de cycles thermiques. Lors du traitement thermique ultérieur de la pièce, des particules γ dures se forment rapidement sous l’effet de ces contraintes, provoquant la rupture des joints de grains.
  • Faible ténacité : Une forte contrainte du réseau cristallin et des contraintes thermiques résiduelles entraînent un défaut commun : Faible résistance aux chocs et faible durée de vie en fatigue.

3. Les 3 types de fissures dans les métaux imprimés en 3D

Pour fabriquer des pièces sans fissures, nous devons savoir comment se forment les différentes fissures :

Type de fissureCause principaleComment cela se produitMétaux fréquemment touchés
Fissuration à la solidificationDelta T_s large + Forte contrainteLes films liquides entre les grains se déchirent lors du refroidissement final car le liquide ne peut pas s’écouler pour combler l’espace.Alliages d’aluminium haute résistance 7xxx/2xxx, IN738LC, CM247LC
Craquage par liquationRefonte des limites faiblesLes passages suivants du laser réchauffent les couches plus anciennes ; les zones à bas point de fusion fondent à nouveau ; les contraintes les séparent.Alliages d’aluminium coulés soumis à des cycles thermiques élevés, superalliages de nickel
Fissuration due à l’âgeStress accumulé + Phases difficiles rapidesLes étapes de post-chauffage provoquent une croissance rapide de la phase $\gamma$ alors que la contrainte interne est encore élevée, brisant la structure.Superalliages de nickel à haute teneur en Al+Ti (Al+Ti > 6 % en poids)
                       [ 3 Core Printing Crack Modes ]
                                   │
      ┌────────────────────────────┼────────────────────────────┐
      ▼                            ▼                            ▼
1. SOLIDIFICATION CRACKING   2. LIQUATION CRACKING        3. STRAIN-AGE CRACKING
   • Final cooling stage       • Heat-Affected Zone         • Happens in post-heating
   • Liquid film tears under     • Re-melts weak grain        • High internal stress +
     high heat stress            boundaries during passes       rapid particle growth

4. Pourquoi la qualité de la soudure n’est pas synonyme d’imprimabilité

De nombreux ingénieurs pensent que Un bon métal de soudure est automatiquement adapté à l’impression 3D. C’est faux pour trois raisons :

  1. Nombre et taille des passes : Le soudage assemble généralement deux pièces en une ou deux passes. L’impression 3D combine des centaines de milliers de passes de soudure microscopiques sur de nombreuses heures.
  2. Accumulation de stress : Les contraintes résiduelles en soudage restent localisées. En impression 3D, les contraintes thermiques s’accumulent sur toute la hauteur de la pièce.
  3. Impact sur la qualité : Un défaut dans un joint de soudure n’affecte qu’une petite zone. En impression 3D, Le métal imprimé constitue l’intégralité du composant.. De petits défauts fragilisent l’ensemble du produit.

5. Comment la conception des alliages a évolué au fil du temps

Les ingénieurs ont développé l’impression 3D de métaux en quatre étapes :

Gen 1: Standard Metals (Old Forging/Casting Alloys: 7075, IN738)
  └──> Gen 2: "Patching" (Adding Powders & Ceramics: TiB₂, TiC, Zr/Si)
        └──> Gen 3: Targeted Alloys (SCI/SAC Math Rules, Liquid Healing)
              └──> Gen 4: AI & Data Discovery (Machine Learning + CALPHAD Software)

5.1 Deuxième génération : Réparation de vieux métaux

Les correctifs de deuxième génération tentent de remplacer les métaux existants en ajoutant de petites quantités d’ingrédients à l’état de traces :

  • Inoculants : L’ajout de titane et de bore à l’aluminium crée des particules d’Al₃Ti et de TiB₂. Ces particules favorisent la croissance de petits grains ronds plutôt que de longs grains colonnaires fragiles. Lors de l’impression DED d’Al7075, l’ajout de zirconium et de silicium permet d’éviter les fissures importantes.
  • Fixation par particules céramiques : L’ajout de minuscules particules de céramique ($TiC$, $TiB_2$, $Y_2O_3$) bloque la croissance des grains et maintient la structure fine.
  • Inconvénients : Les ajouts céramiques peuvent s’agglomérer, mal réagir et rendre le métal cassant en cas de surdosage.

5.2 Troisième génération : Alliages ciblés pour l’impression 3D

La troisième génération abandonne les anciennes formules et utilise la physique du refroidissement rapide pour construire de nouveaux alliages à partir de zéro :

  • Réduction des plages de congélation : Modifier les proportions des éléments réduit l’écart de température de transition vitreuse (ΔTs). Par exemple, l’ajout de silicium à l’alliage Al-Cu-Mg crée un mélange Al-Si (point de fusion de 577 °C) qui fournit un supplément de liquide pour combler les lacunes. Ceci empêche la fissuration de l’alliage AlSi10Mg.
  • Formules de craquage : Les ingénieurs utilisent le Indice de fissuration à la solidification (SCI) et Fissuration sous contrainte-âge (SAC) Des règles pour calculer les risques de fissuration avant la fabrication de poudres. Les scientifiques ont utilisé ces règles pour transformer le superalliage TMSL-1, sujet aux fissures, en TMSL-2, atteignant une résistance à la traction de 1195 MPa et 35,1% Allongement sans fissures.
  • Liquides auto-réparateurs : La conception d’alliages capables de retenir une infime quantité de liquide dès leur solidification permet à ce dernier de combler automatiquement les microfissures de retrait. Dans les alliages Al-Ce, les mélanges $\alpha\text{-Al} + \text{Al}_3\text{CeCu}$ limitent la fissuration.
  • Modèles hors équilibre : Les outils mathématiques modernes calculent comment les éléments se divisent ($k_v$) sous des vitesses de refroidissement rapides au lieu de s’appuyer sur des diagrammes de phase statiques.
GénérationApproche principaleMéthodes clésExemples courants
Génération 1Emprunt directUtilise des formules d’équilibre standardNorme 7075, IN738LC (taux de fissuration élevés)
Génération 2PatchageInoculants, fixation de céramiqueAl7075 + Zr/Si, aluminium additionné de TiC
Génération 3Conception cibléeRègles mathématiques SCI/SAC, guérison par liquideSuperalliage TMSL-2, AlCuMg modifié au titane
Génération 4Découverte par l’IAApprentissage automatique, criblage CALPHADTC200 Aluminium haute température, titane bêta résistant aux perforations

5.3 Quatrième génération : découverte basée sur l’IA et les données

Gen-4 utilise l’IA, l’apprentissage automatique et un logiciel thermodynamique pour analyser des millions de mélanges de métaux potentiels :

  • Équilibre multi-propriétés : Les modèles d’IA analysent les données relatives à la composition, aux paramètres de processus, à la structure et à la résistance afin d’optimiser simultanément la conductivité, la ductilité et la résistance aux fissures.
  • Tests rapides : L’association des calculs CALPHAD avec le mélange automatisé de poudres réduit le temps de développement des métaux de plusieurs années à quelques mois.

6. Applications concrètes et résultats scientifiques

6.1 Étude de cas industrielle : Sichuan Zenglong New Material Technology Co., Ltd.

La société Sichuan Zenglong New Material Technology Co., Ltd. a été fondée en septembre 2021 dans la nouvelle zone de Chuan-Yu Gaozhu. Elle exploite un centre de recherche et développement de 5 000 mètres carrés avec une équipe de 25 chercheurs et détient 20 brevets.

[ Sichuan Zenglong "366" Framework ]
  ├── 3 Metal Base Systems (Iron-based, Aluminum-based, Nickel/Titanium/Cobalt/Copper-based)
  ├── 6 Key Product Lines (Includes TC200, A100, 18Ni300, 4J32, 4J36)
  └── 6 Industry Focus Sectors (Military, Petrochemical, 3C, Aviation, Space, Auto/Motorcycle)

Dans Juillet 2026Après des examens d’experts et des évaluations d’usines, Sichuan Zenglong a été désigné Plateforme pilote de fabrication additive de nouveaux matériaux pour le calcul IA de Guangan, faisant office de centre régional pour les matériaux d’impression 3D.

Boîtier révolutionnaire — Alliage d’aluminium haute température TC200

L’aluminium standard LPBF (AlSi10Mg) s’imprime facilement, mais sa conductivité thermique est faible (environ 110-130 W/(m·K)) et sa résistance à la traction modérée (UTS 350-450 MPa). L’impression d’aluminium pur, nécessaire pour une conductivité thermique élevée, échoue car il réfléchit la lumière laser et se fissure facilement.

Utilisation d’une plateforme d’IA combinant CALPHAD à haut débit et algorithmes génétiques multi-objectifs, Sichuan Zenglong créé TC200:

  • Composition: Formulation d’aluminium quasi pur contenant aucun élément Si, Mg, Zn ou C.
  • Performance: Donne un Augmentation de 50 % à 64 % de la conductivité thermique sur AlSi10Mg tout en imprimant sans aucune fissure.
  • Usage: Impression réussie dans de grands boîtiers thermiques militaires et des systèmes de contrôle thermique ayant passé avec succès les tests clients.
Métrique de propriétéAlSi10Mg standardAlliage TC200 personnalisé
Additifs principauxSi (9-11%), MgAl quasi pur (sans Si/Mg/Zn/C)
Conductivité thermique110 – 130 W/(m·K)180 – 210 W/(m·K) (+50 % à +64 %)
Susceptibilité aux fissuresFaible (quasi-eutectique)Zéro craquement (réglage de soluté par IA)
Application principalePièces structurelles généralesBoîtiers électroniques militaires

Autres réalisations industrielles :

  • Aciers à haute résistance : Paramètres de processus optimisés pour A100 et 18Ni300 Aciers maraging à ultra-haute résistance, atteignant des performances mécaniques élevées.
  • Alliages à faible dilatation thermique : Décalages de dilatation thermique fixes dans les alliages Invar (4J32 et 4J36) en liant directement les rapports métalliques aux coefficients de dilatation pour une production stable.
  • Cadre de R&D « 366 » : Couvre 3 bases métalliques principales, 6 gammes de produits clés et 6 secteurs d’activité principaux (militaire, pétrochimie, électronique 3C, aviation, aérospatiale, automobile/moto), produisant plus de 60 formules de poudre sphérique.

6.2 Étude de cas de recherche : Équipe CAS (Prof. Linzhi Wang)

L’équipe du professeur Linzhi Wang à l’Institut de technologie verte et intelligente de Chongqing, Académie chinoise des sciences (CAS) — où le professeur Wang travaille comme directeur adjoint du Centre de technologie d’ingénierie d’impression 3D de Chongqing et formateur principal certifié en IA — l’IA est utilisée pour concevoir des poudres, optimiser les processus et réparer des pièces.

                          [ CAS Prof. Linzhi Wang's Team ]
                                         │
     ┌───────────────────────────────────┼───────────────────────────────────┐
     ▼                                   ▼                                   ▼
Spherical Rare-Earth Powders        TRIP Effect Microstructure Control  Dual-Wavelength Laser Repair
• Uniform surface nano-ceramics     • 30CrMnSiNi2A Steel LPBF tuning    • DD5 Single Crystal LPBF
• Better laser energy absorption    • Combined strength and stretch      • Heavy Rails DED (HAZ < 2mm)
• Higher heat conductivity           boosts                             • Shear strength > 300 MPa
  • Poudres composites sur mesure : Des poudres nanocomposites sphériques de terres rares, recouvertes de particules céramiques en surface, ont été créées. Cette structure améliore l’absorption laser et le transfert de chaleur dans le bain de fusion.
  • Réglage de l’effet TRIP : Découplage des liens processus-microstructure dans l’impression LPBF de 30CrMnSiNi2A acier, en utilisant la plasticité induite par transformation (TRIP) pour augmenter simultanément la résistance et la capacité d’étirement.
  • Réparations laser à double longueur d’onde :
    1. Pales de turbine : coaxial utilisé réparation de lit de poudre par laser à double longueur d’onde sur les pales de turbine monocristallines DD5.
    2. Voies ferrées lourdes : Réparation DED à double longueur d’onde appliquée aux voies ferrées lourdes, réduisant la zone affectée thermiquement (ZAT) à moins de 2 mm et en réduisant par dix les risques d’amorçage de fissures.
    3. Vannes haute pression : Utilisation du rechargement laser pour reconstruire les faces d’étanchéité des corps de vannes de collecteurs haute pression, atteignant des résistances au cisaillement de la liaison supérieures à 300 MPa.
  • Normes et récompenses : Il a dirigé l’élaboration d’une norme d’essai de poudres, co-écrit deux normes d’impression 3D pétrochimiques et obtenu une désignation MIIT pour la réparation des aubes de turbines.

7. Exemples par catégorie de métal

7.1 Alliages d’aluminium

  • Ligne de base : L’AlSi10Mg s’imprime facilement grâce à son réseau de silicium quasi-eutectique, mais sa résistance à la traction plafonne à environ 350–450 MPa.
  • Systèmes personnalisés haute résistance :
    1. Alliages Al-Mg-Sc-Zr : Formation de minuscules particules d’Al_3(Sc, Zr)$ lors des cycles de chauffage laser, donnant des grains fins et des résistances à la traction supérieures à 550 MPa.
    2. Al-Cu-Mg modifié au Ti : Ajoute des particules d’Al_3Ti et ajuste les proportions d’éléments pour empêcher complètement la fissuration à chaud.

7.2 Superalliages à base de nickel

  • Ligne de base : Les superalliages plus anciens (IN738LC, CM247LC) se fissurent lors de l’impression en raison de niveaux élevés d’Al+Ti.
  • Solution personnalisée : Le Alliage sur mesure (ABD) Cette méthode rééquilibre les niveaux d’Al, Ti, Co, Ta et W pour créer ABD-900 et ABD-850AM. Ces compositions sur mesure limitent la séparation des éléments et réduisent les contraintes de phase pendant le refroidissement, créant ainsi de larges fenêtres d’impression sans fissures.

7.3 Alliages de titane

  • Ligne de base : Le Ti-6Al-4V est largement utilisé, mais sa recette basée sur le moulage forme des grains colonnaires grossiers et des structures irrégulières.
  • Solution personnalisée : Conçu par ML $\beta$-alliages de titane ajouter des éléments de soluté qui créent des structures de grains arrondies et correspondent mieux à la rigidité de l’os humain que le Ti-6Al-4V commercial tout en réduisant les risques de pores en trou de serrure.

8. Résumé et suite

       [ Complete Co-Design Framework ]
┌──────────────────────────────────────────────┐
│        AI-Driven Solute Design (Gen 4)        │
└──────────────────────┬───────────────────────┘
                       │
                       ▼
┌──────────────────────────────────────────────┐
│ Powder Synthesis & Surface Setup             │
└──────────────────────┬───────────────────────┘
                       │
                       ▼
┌──────────────────────────────────────────────┐
│ Multi-Pass Heat & Process Tuning             │
└──────────────────────┬───────────────────────┘
                       │
                       ▼
┌──────────────────────────────────────────────┐
│ Final Part Integrity & Uniform Strength      │
└──────────────────────────────────────────────┘

Points principaux

  1. Les métaux standards ne fonctionnent pas : Les métaux destinés à la coulée lente ne peuvent pas supporter des vitesses de refroidissement de $10^4\text{-}10^7 \text{ K/s}$ sans former de défauts.
  2. La soudabilité n’est pas synonyme d’imprimabilité : Les règles de soudage en une seule passe ne permettent pas de prédire les résultats d’impression 3D en plusieurs passes.
  3. Le changement de conception : La conception des alliages évolue de la génération 1 (« emprunt ») et de la génération 2 (« correctif ») à la génération 3 (« recettes ciblées ») et à la génération 4 (« découverte par l’IA »).
  4. Règles de contrôle des fissures : Des outils comme les formules SCI et SAC nous aident à fabriquer des alliages sans fissures.
  5. Résultats concrets : Des équipes industrielles comme Sichuan Zenglong et des chercheurs comme l’équipe du professeur Linzhi Wang à l’Académie chinoise des sciences prouvent que la combinaison de l’IA, de CALPHAD et de l’optimisation des processus permet d’obtenir de meilleures pièces métalliques.

Et ensuite ?

  • Optimisation de la chaîne complète : Les futurs travaux sur les alliages combineront la physique des poudres, le comportement du bain laser, le cyclage thermique et les étapes de post-chauffage en une seule boucle.
  • Simulations informatiques : Le logiciel cartographiera l’ensemble du chemin : $\text{Paramètres du processus} \rightarrow \text{Historique thermique} \rightarrow \text{Microstructure} \rightarrow \text{Résistance de la pièce}$.
  • Laboratoires d’IA automatisés : Des laboratoires autonomes fabriqueront, imprimeront, testeront et évalueront automatiquement les formules métalliques, réduisant ainsi les délais de développement de plusieurs années à quelques jours.
  • Impression multi-matériaux : Les futurs modèles combineront différentes compositions métalliques au sein d’une même pièce imprimée.

9. Foire aux questions (FAQ)

Q1 : Pourquoi les alliages d’aluminium standard à haute résistance (comme le 7075) se fissurent-ils lors de l’impression 3D LPBF ?

UN: L’aluminium 7075 standard possède un large intervalle de température de solidification, conçu pour un forgeage lent. Lors de l’impression LPBF, le refroidissement rapide (10⁴ à 10⁷ K/s) et les brusques variations de température laissent de minces films liquides entre les grains en croissance. À mesure que le métal refroidit et se rétracte, les contraintes thermiques rompent ces films liquides non protégés, provoquant des fissures à chaud.

Q2 : Quelle est la principale différence entre la soudabilité et l’imprimabilité ?

UN: La soudabilité mesure la résistance du métal à un seul passage de chauffe sur une petite surface. L’imprimabilité mesure sa résistance à des centaines de milliers de passages de chauffe successifs, où les contraintes s’accumulent dans tout le volume de la pièce finale.

Q3 : Comment l’IA aide-t-elle à concevoir des alliages d’impression 3D personnalisés ?

UN: Les outils d’IA combinent des bases de données thermodynamiques, des calculs de refroidissement rapide et des modèles d’apprentissage automatique entraînés sur des données de test. Ils analysent des millions de mélanges métalliques pour trouver des compositions présentant des intervalles de solidification étroits, une bonne fluidité à l’état liquide, une faible séparation des éléments et une résistance élevée, sans nécessiter des mois d’essais et d’erreurs lors de la fusion.

Références

  1. Song, B., Zhang, J., Zhang, Y., et al. Progrès de la recherche sur la conception de matériaux pour la fabrication additive métallique par laser. Acta Metallurgica Sinica, 2023, 59(1): 1-15.
  2. Liu, Z., et al. Conception d’alliages pour la fabrication additive par fusion laser sur lit de poudre : une revue critique. Journal international de fabrication extrême, 2024, 6(2): 29-63.
  3. Liu, T., Tan, C., et al. Paradigmes de conception d’alliages en fabrication additive : une nouvelle ère d’innovation des matériaux. Journal international de fabrication extrême, 2026, 8(3).
  4. Développement d’un superalliage à base de nickel sans fissuration à chaud pour la fusion laser sur lit de poudre par optimisation de la composition. Journal de recherche et de technologie des matériaux, 2025.
  5. Modèle quantitatif pour déterminer la teneur en Ti d’un alliage AlCuMg sans fissures obtenu par fusion laser sur lit de poudre. Journal des procédés de fabrication, 2024.
  6. Progrès dans le mécanisme de fissuration et la conception résistante à la fissuration des superalliages à base de nickel renforcés par la phase γ grâce à la fusion laser sélective. Acta Metallurgica Sinica, 2023, 59(1).
  7. Sichuan Zenglong New Material Technology Co., Ltd. Rapport technique sur la plateforme pilote de fabrication additive de nouveaux matériaux par calcul IA, 2026.
  8. Sichuan Zenglong New Material Technology Co., Ltd. Spécifications du matériau en alliage d’aluminium à haute conductivité thermique TC200, 2025.
  9. Institut de technologie verte et intelligente de Chongqing, Académie chinoise des sciences (équipe du professeur Linzhi Wang). Réparation par lit de poudre laser coaxial à double longueur d’onde d’aubes de turbine en superalliage monocristallin.. Journal des alliages et des composés, 2025.
  10. Institut de technologie verte et intelligente de Chongqing, Académie chinoise des sciences (équipe du professeur Linzhi Wang). Contrôle des paramètres du procédé LPBF de l’effet TRIP dans l’acier 30CrMnSiNi2A. Journal international de recherche sur le fer et l’acier, 2026.